16 octobre 2026

L’impôt est citoyen, il faut bien le répartir.

Emmanuel Macron a déclaré vouloir baisser les impôts des classes moyennes (1500 € à 2500 € de revenus mensuels) de 2 milliards d’euros. Un effet d’annonce !

La baisse des impôts sur les classes moyennes, est-ce une bonne idée ? Les libéraux répondront oui ! Pour eux, toute baisse d’impôts est bonne à prendre. En effet, cela redonne du pouvoir d’achat aux ménages qui peuvent ainsi exercer plus facilement des arbitrages (des choix) en matière de consommation et peser sur les marchés qui trouveront progressivement un nouvel équilibre.

Hélas pour eux, ils font mine d’oublier un gros problème. Nos impôts et nos cotisations sociales servent à l’ensemble de la société. Les impôts financent les services publics, par exemple l’éducation, la justice, …
Payer moins d’impôts revient donc à se priver des ressources nécessaires pour assurer un juste fonctionnement de la société au profit de toutes et tous.
Payer moins d’impôts, c’est privilégier les choix individuels au détriment de choix sociaux indispensables à la vie en société. C’est la vie sociale qui est « détricotée » ce qui occasionne des coûts sociaux pour réparer les dégâts (violence, drogue, troubles psychologiques, …). C’est ainsi que trop peu d’impôts dans les caisse de l’Etat et des organismes sociaux crée des déficits à la fois parce que les recettes diminuent, mais aussi parce que les coûts augmentent.

Payer des impôts apparait ici comme un élément déterminant de la citoyenneté … et cela dure depuis 1914, date de la création de l’impôt sur le revenu ! Bref, les libéraux ont faux sur toute la ligne. D’autant plus que la proposition présidentielle ne concerne que les classes moyennes inférieures, des classes nombreuses qui n’obtiendront que peu d’allègements !
C’est la répartition des prélèvements fiscaux qu’il faut modifier afin de faire entrer plus d’argent dans les caisses de l’Etat. Mais là, on tombe sur l’électorat d’Emmanuel Macron et des macronistes en général.

Notre Président est maître dans l’art de la communication politique et a le verbe facile. Au bout de six ans, cela ne prend plus. Les ficelles sont devenues trop grosses.