
La Fédération Hospitalière de France (FHP) vient de publier, mardi 3 janvier, une étude sur la situation budgétaire des Etablissements d’Hébergement des Personnes Adultes Dépendantes (EHPAD publics). Selon l’enquête qui a été réalisée sur plus de 350 établissements, « 39% des EHPAD connaissent des difficultés de trésorerie et 85% anticipaient un résultat fortement déficitaire à la fin de l’année 2022 ». Les charges d’hébergement ont certes augmenté (9% entre 2019 et 2022, selon l’étude), mais cela ne peut tout expliquer. Il faut chercher une raison plus profonde et plus …politique !
Comment un établissement, dit public, peut-il être en déficit ?
La question se pose. Et la seule réponse possible est que l’objectif budgétaire passe avant l’objectif d’accueil et d’hébergement. Non que les établissements et leurs personnels soient incompétents ou incapables d’assurer le service, bien au contraire, c’est tout l’inverse. Ils consacrent toute leur attention aux personnes qui leur sont confiées … dans les limites des moyens dont ils disposent. C’est là que le bât blesse ! Quand le choix politique est de limiter les moyens financiers, les déficits se creusent car le service rendu ne peut pas être dégradé. La FHF a proposé un projet de loi (« Pour une société de la longévité ») en 20 points pour que la solidarité joue pleinement son rôle et pour que l’égalité et la fraternité républicaine soit respectées. Cela passe par un traitement équitable entre les acteurs privés et publics.
Projet de loi « Pour une société de longévité » LIRE
