16 octobre 2026

Autogestion : Travailler sans patron

L’autogestion, il en a été beaucoup question dans les années 70. Ce modèle d’organisation d’entreprise et de prise de décisions était alors largement débattu, notamment au parti socialiste unifié (PSU) autour de Michel Rocard. Hélas, celui-ci s’est rallié au social-libéralisme dans les années 80, peu après l’arrivée de la gauche au pouvoir en 1981.
Néanmoins, cette conception de l’organisation est toujours d’actualité dans ce que l’on nomme aujourd’hui l’économie sociale et solidaire (ESS), d’autant plus que l’on peut aussi s’en inspirer pour bâtir un fonctionnement de la vie démocratique.
Une émission de Perrine Bontemps pour le média MOB.

Qui a dit qu’on était obligés d’avoir un patron ? De nombreuses associations, coopératives ou SCIC nous prouvent chaque jour le contraire ! Les structures autogérées sont nombreuses en France. En particulier dans le secteur de l’économie sociale et solidaire, où elles réunissent plus de 2,3 millions de travailleurs et travailleuses.
Dans le monde du travail, ces structures sont encore une minorité. Les Scop, ne représentent que 2 590 des 250 000 entreprises en France (sans compter les micro-entreprises). Pourtant, les salariés sont nombreux à demander plus d’horizontalité et de coopération dans le travail.
Mais qui dit autogestion, dit travailler autrement, et ça peut faire peur. C’est tout un système à repenser.
Nous avons rencontré Simon Cottin-Marx et Baptiste Mylondo, co-auteurs de « Travailler sans patron », publié en 2024 aux éditions Folio. L’un est maître de conférence en sociologie et responsable du Centre d’économie sociale et solidaire, l’autre enseignant en sciences économiques à Sciences PO Lyon et a travaillé dans une coopérative autogérée.
Ils se sont particulièrement intéressé aux structures fonctionnant en autogestion dans l’économie sociale et solidaire. Leurs observations identifient des points de vigilance, ainsi que des solutions déjà expérimentées, afin de réussir à s’organiser et à travailler sans chef.

Réalisation et montage : Perrine Bontemps / © MOB