17 octobre 2026

Les Grecs en colère après une collision de trains.

Le 28 février dernier un train de marchandises et un train de voyageurs sont entrés en collision en Grèce entre Thessalonique et Athènes. On dénombre aujourd’hui 57 morts. Les Grecs sont en colère et ils l’ont montré au cours d’un rassemblement de grande ampleur le dimanche 5 mars. Des heurts ont eu lieu entre les policiers et des manifestants.

Depuis de nombreuses années, aucun travail de maintenance et de sécurité n’a été réalisé sur le réseau. Comment ne pas y voir une conséquence de la politique libérale menée dans ce pays.
On se souvient qu’en 2015, les Grecs ont été priés de remettre de l’ordre dans leurs finances par la Commission européenne, la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI). En contrepartie d’une aide financière, la Grèce s’est vue imposer de vastes privatisations. C’est ainsi que plusieurs grandes entreprises et des services publics ont été privatisés. On peut ainsi lister les entreprises publiques de production, de transport et de distribution d’électricité et de gaz, l’entreprise pétrolière nationale, les services d’eau d’Athènes et de Thessalonique, tous les aéroports du pays, tous les ports, des autoroutes, les entreprises ferroviaires nationales, le service postal, ou encore les organismes de loterie et de paris sportifs auxquels on peut ajouter de prestigieux biens fonciers. Un ensemble sur lequel la loi du marché règne en maître désormais ! Seuls on su en profiter des banques, françaises et allemandes notamment, des investisseurs étrangers et des spéculateurs. Par contre, les Grecs y ont perdu en pouvoir d’achat et en qualité de vie.
Le dramatique accident du 28 février ne vient que confirmer l’ineptie d’une telle politique.