17 octobre 2026

Les dangers de l’économie de guerre, l’analyse de Thomas Porcher

La guerre, vraie menace ou prétexte (ou les deux) pour asseoir plus facilement, une politique néolibérale ? La question se pose car, si la guerre est à notre porte, il est important d’assurer la cohésion sociale et donc de trouver les financements ailleurs que sur les budgets sociaux et les services publics. D’autres sources de financement peuvent être mises en oeuvre.
L’analyse et les propositions de Thomas Porcher, économiste. pour « Le Média ».


La France entre-t-elle en “économie de #guerre” ? Depuis l’allocution d’Emmanuel #Macron mercredi dernier, les questions et spéculations fusent. Face à la “menace russe”, le Président de la République a promis des « investissements supplémentaires » pour le budget de la défense. Macronisme oblige, le chef de l’Etat a précisé qu’il n’y aurait aucune augmentation d’impôts. Je le cite « Ce seront de nouveaux investissements qui exigent de mobiliser des financements privés, mais aussi des financements publics (…) Pour cela, il faudra des réformes, des choix, du courage ». Thomas Porcher explique qu’en cas d’économie de guerre, les pays ont toujours fait appel aux plus riches. L’économiste explique aussi que les états peuvent passer par la Banque Centrale Européenne plutôt que de ponctionner dans les épargnes des ménages, surtout s’il y a un besoin imminent.
Lisa Lap et Thomas Porcher questionnent aussi une stratégie néolibérale de faire passer des réformes anti-sociales par le biais de la stratégie de défense. #ukraine #russie #macronisme
Les problèmes de dette n’existent plus lorsqu’on parle de la défense. Thomas Porcher et Lisa Lap interrogent la “non-urgence” vis à vis d’autres secteurs où l’on nous répète qu’il n’y a pas d’argent : transition écologique, santé, éducation…
L’économiste se dit choqué également de la spéculation financière autour des secteurs de la défense et de l’armement.