La France compte deux morts par jour, dus à des accidents du travail. Elle est la pire en Europe. La sécurité au travail est pourtant essentielle. La recherche de la compétitivité ne peut se faire au prix de la santé de toutes celles et tous ceux qui travaillent. Witness, une émission d’Euronews.
La France est une championne en matière d’accidents du travail. On compte deux morts tous les jours dans le cadre des activités professionnelles. Evidemment, les secteurs économiques sont touchés de façon variable et les postes de travail sont exposés différemment.
Selon les rapports annuels de l’Assurance maladie, « les accidents du travail (AT) surviennent majoritairement au sein des activités de la santé, du nettoyage et du travail temporaire (29 % des AT en 2022), de l’alimentation (17 %), du transport (15 %) et du BTP (14 %). En 2022, les données font état de 738 accidents mortels reconnus, ce qui est comparable à 2019″.
Le nombre d’accidents de trajet reste stable, et représente 13 % des sinistres reconnus.
Le nombre de maladies professionnelles reconnues diminue d’un peu plus de 3 000 cas par rapport à 2021. Les troubles musculosquelettiques représentent toujours la grande majorité de ces sinistres (38 286 maladies professionnelles prises en charge). 1 814 maladies professionnelles relèvent de maladies psychiques, en augmentation régulière ». (Source Ameli, 10 janvier 2024)
Le reportage d’Euronews est tellement éloquent qu’il se passerait presque de commentaires.
Néanmoins, la recherche de la compétitivité conduit les entreprises à en demander toujours plus et toujours plus vite à l’ensemble des salariés. La recherche d’une croissance ininterrompue dans des conditions de marché déséquilibrées entraînent des conditions de travail de plus en plus dégradées. La prévention des risques professionnels est pourtant essentielle, mais le corps des inspecteurs du travail est trop peu nombreux pour assurer des contrôles suffisamment efficaces.
